03 avril 2005

Demagogie quand tu nous tient...

Les cadres du parti socialiste s'embourbent dans leur campagne pour le oui. Leurs partisans sont des a present majoritairement contre les orientations du parti pour le referendum, seul solution les cadres socialistes crient a la menace communiste, comme le faisaient les conservateurs pendant la guerre froide. Dans ce contexte Martine Aubry nous sort une perle d'hypocrisie, accrochez vous c'est assez ecoueurant : «Ils avancent un tissu de mensonges. Ils attisent la peur, les craintes. Je suis atterrée en lisant les tracts d'Attac, du PC et de certains socialistes. C'est du populisme, c'est ce qui a conduit l'Italie d'autrefois à ce que l'on sait». Quand on pense que cette bande d'enfoires a essayer de nous faire croire que dire non c'est mettre la France au banc de l'Europe, que c'est la fin de l'Euro etc... bref ces gens la nous promettais l'apocalypse il y a quelques semaines tout en faisant une campagne mensongere pour une constitution qui n'en ai pas une. On peut dire qu'ils ont du culot! Le pire reste l'allusion au fascisme italien qui est totalement deplace, choquante et stupide. Ils continuent dans leur esquive d'un debat de fond et reste desesperement en surface, faisant du surplace, placant le debat clairement en dessous de la ceinture : les partisans du non c'est des mechants! Brillant...
Une derniere pour finir : "Avec tous les socialistes d'Europe, je dis oui à ce traité constitutionnel qui en tout domaine ne comporte que des avancées et des garanties." sacre Pierre Mauroy, quel sens de l'humour, "des avancees et des garanties" ca releve du cynisme quand on lit les droits fondamentaux prevu par la constitution et qu'on se rend compte qu'ils sont largement en deca de ceux prevu par la declaration internationnale des droits de l'homme.
C'est sur, le parti socialiste est mort...

28 février 2005

E.Leclerc, un exemple de manipulation neo liberale

Leclerc se couvre de honte

La chaîne d’hypermarchés E.Leclerc a lancé une nouvelle campagne publicitaire qui reprend certaines affiches de l’Atelier Populaire de mai 68 et les détourne à son profit (ici pour voir les affiches : Atelier populaire). Ce n’est pas la première fois qu’une campagne publicitaire utilise des images inscrites dans la mémoire collective pour leur puissance évocatrice, je pense notamment aux photos de Ernesto Che Guevara, mais là c’est pire que tout. Le plus choquant n’étant pas le fait d’avoir utilise ces images mais de les accompagnes de slogan ultralibéraux, c'est-à-dire exactement ce que combattait les soixante-huitards (il faut peut être rappeler que mai 68 n’est pas juste une « libération des mœurs », mais bien le plus important mouvement social de l’Europe d’après 1945 et la plus grande contestation de la société de consommation). La lutte de Leclerc c’est la baisse des prix et surtout la dérèglementation fiscale. M. Michel Edouard Leclerc (dont voici le blog qui est du meme genre que la campagne : le blog du con) voudrait pouvoir imposer sa loi aux fournisseurs et les forcer de vendre à perte, sous peine de ne plus être distribué dans ses magasins. En souffrent donc les agriculteurs et les producteurs mais pas les hypers marches en question qui profite toujours. Seulement pour l’instant cela n’est pas possible le gouvernement ayant été contraint de ne pas soutenir l'initiative. D’où l’apparition de cette campagne publicitaire dans laquelle Leclerc tente de se faire passer pour le bon samaritain qui défend les pauvres consommateurs. Les affiches de l’Atelier Populaire évoquent la lutte sociale et Leclerc s’en sert pour qu’on assimile la marque à la même chose alors que la chaine représente tout le contraire. Car pour Leclerc les citoyens ne sont que des consommateurs, c'est-à-dire des porte monnaies ambulants et les prend pour des imbéciles avec ses raccourcis faciles pour tenter de faire oublier que la baisse des prix s’accompagne par la perte d’emplois. Agissez donc en citoyens, et non en simples consommateurs, et réagissez contre Leclerc (lettres (ou courriels) de protestations, dégradations des publicités, bouche a oreille, non à la constitution etc.) car on se doit d'agir.



Petit aparté: Pour se défendre « les publicitaires affirment avoir négocié les droits de ces images devenues légendaires, dont les auteurs sont restés anonymes mais qui portaient la signature de l’Atelier populaire. »(lire ici Le Monde)
Les artistes populaires étant anonymes, on peut donc légitimement ce demander qui a signé au nom de L’Atelier Populaire, un particulier ? une association ? une societe de collecte de droits d’auteurs ? Question ouverte donc.

L’image qui illustre cet article, circule sur la toile en ce moment et est faite par un artiste qui souhaite demeurer anonyme dans l’esprit de l’Atelier Populaire et qui incite a la diffusion de son œuvre.

Vincent