13 septembre 2005
Our favorite pimp
- Cuizinier : pour les filles : 2005 : France 14/20
Apres l'ultime "batards sensibles" avec TTC, Cuizinier revient avec une mix tape produite par Orgasmic aide par le duo fuck-a-loop (tacteel et para one). "Cuizinier aime les voitures surbaissées, les femmes à suspension hydraulique et la musique qui va avec", et il nous prouve les dires d'institubes avec ce street cd exquis.
Enfin seul, inutile de preciser que pour notre MC prefere l'ambiance n'est pas a la modestie, il laisse eclater sa megalomanie debridee avec style, morceaux choisis : "je suis legendaire comme le yeti, en moins poilu"; "si tu ne sais pas ou je suis, regarde les yeux des femmes"... entre autres. Toujours aussi fascine par le sexe faible, qu'il aime a sa facon, "your girlfriend's boyfriend" (surnom de Cuizinier, presque aussi drole que "Cuizi cuiz") laisse libre court a sa facette "pimp" qui en fera probablement fondre plus d'une, "qu'est-ce qu'on mange ce soir" en est l'exemple parfait en plus d'etre un des meilleures morceaux de ce cd qui est, finalement, vraiment pour les filles.
Musicalement on peut dire qu'il n'a pas froid aux yeux et tente des remix qui aurait fait passer n'importe qui pour un abruti un peu relou, en effet orgasmic n'a pas peur de piocher dans les hits americains ou dans des tubes disco tres kitch, et le pire c'est que le resultat est assez dement et decollera vos tympans avec aisance. Il reprend donc "tainted love" de Marilyn Manson, "it ain't over til it's over" de Lenny Cravitz ou encore Julien Clerc avec "Melissa". Autre delicate intention, une reprise et un remix de "dans le club" et un remix de "catalogue" pas tres reussi malheureusement.
Des reprises rigolotes, mais des fois un peu lassantes, tout comme les textes de Cuizinier des fois un peu repetitif, bien que rehausses par des featuring de ses fameux comparses Tido Berman et Tekilatex, mais aussi Saphir et Stomy Bugsy(!?). Petite touche comique apportee par John B. Rambo (auteur de la serie de mix cd "not going anywhere"), alias Genevan Heathen, qui "anime" cette mix tape avec ses petites apparitions ponctuelles genre je suis un gangsta' west coast qui parle anglais avec l'accent americain (mais avec quand meme un accent francais, melange douteux...).
Bref pas transcendentale, mais bien marrant, des fois croustillant, un peu inegale mais tellement jouissif!
P.S: et pour les fans, je vous conseil d'acheter ce disque sur arcade mode qui a eu la bonne idee de proposer un sympathique T-shirt que j'ai moi meme commander grace a ma souris magique... pour garcons et filles cette fois-ci.

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06 septembre 2005
Un retour avec Roots Manuva
Finalement de retour pour animer ce petit blog aprés de trés longue vacances... je ne sais pas si ça va durer, on verra bien si le plaisir y est encore. Pour ce remettre en jambe un petit mot sur un des albums qui marquera, pour moi, cet été.
-Roots Manuva : Awfully deep : 2005 : UK 16/20
Attentif au hip hop anglais seulement depuis le premier album de The streets (il faut un début à tout, peut être tardif, mais j'essais de me rattraper), j'ai rapidement découvert Roots Manuva par ses collaborations avec Herbaliser. Je vous l'avoue tout de suite "Awfully deep" est le premier album de Manuva que j'ai écouté, et le moins que je puisse dire c'est que dés que j'ai de l'argent je vais aller voir ce qu'il a fait avant! Cet album est un lit moelleux de basse où Manuva nous berce avec son flow magnifique et son accent un peu jamaïquain qui lui confére un cachet certain, album parsemé ça et là de fortes sonoritées Dub avec des gros echos bien gras. C'est sur, LKJ n'est pas loin...
Presque tous les morceaux sont des tubes en puissance, mais j'ai bien entendu mes petits favoris : "awfully deep" et ses envolées electro avec en fond une jolie ligne de basse toute ronde, l'énorme single "colossal insight" qui fera fondre les plus sceptiques, ou encore "Move ya loin" avec Lotek qui apporte une petite touche ragga à l'ensemble...
Un ilôt de coolitude au milieu de la furie grimme qui ravage Londre en ce moment, je dois dire que ce disque ma permis de calmer mon rythme cardiaque aprés avoir decouvert Kano (et son excellent "home sweet home"), Dizee Rascal (le fondateur avec "Boy in da corner") etc... Ici on à l'occasion de bien profiter de chaque morceaux sans céder à la trans provoquer par un mc nerveux ou des instru qui frise les 100bpm (ce qui n'est pas désagreable non plus), Roots Manuva nous sert un album pépére et parfaitement maitrisée.
Pour resumer, cet album c'est du lourd et j'ai eu du mal a m'en lasser et je compte bien le réécouter en boucle pendant quelques jours encore.
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