27 avril 2005
Pour L'amour du peuple
Tout d'abord je tiens a remercier le cinema Melies, qui en plus d'avoir une programmation excellente et des invites de marques, se trouve a Pau, ce qui n'est pas forcement evident mais qui a l'avantage d'egayer mes vacances. Cette fois ci "Pour l'amour du peuple" etait au programme avec en invite le co-realisateur Eyal Sivan, realisateur entre autre de "route 181" sur Israel. Mais avant de s'interroger sur la portee politique du film, un court synopsis : Ce film est tout simplement le temoignage de Monsieur B., ancien agent de la Stasi, qui perdit son emploi avec la chute de la RDA. Cet homme convaincu, nous donnes ses impressions sur son travail et son analyse de la chute du regime socialiste en Allemagne de l'est.
Ce film constitu une veritable reflexion sur l'image, et est compose exclusivement d'un montage de video d'archive de sources differentes : archives de la Police de peuple, de la Stasi, des cameras de surveillances du traffic routier, des videos amateurs et meme des faux. Nous subissons donc au cour du film un veritable deluge d'images, representatif de la masse video accumulee par les agents de la Stasi, qui a force de vouloir tout regarder on finit par ne rien voir, et l'on sera les spectateurs de leur echec en 1989.
On s'interroge aussi sur les raison de cette organisation : une volonte de controle absolue, mais aussi utopique. Une des phrases capitale du film resume la sentiment des agents : "la confiance c'est bien, le controle c'est mieux"... En reallite il semble que le veritable role de la Stasi fut de terroriser la population pour combattre le terrorisme, ce qui est un beau paradoxe. Terroriser car la Stasi ne pouvait pas etre efficace, l'exces d'image tu l'image. En ca le realisateur refuse de nous faire croire que les cameras sont un reel instrument de controle, il refuse le delire paranoiaque, animer par le fantasme de "Big brother", dans lequel beaucoup tombent aujourd'hui avec l'explosion des cameras de securite et des methodes diverses de surveillance (tracabilite des cartes bancaires, des telephones portables etc...). Eyal Sivan explique que pour lui ces objets releve plus du logo que de l'outil, le symbole d'une societe qui cherche desesperement a tout controler. L'appat est bien evidemment la securite, et comme le dit le realisateur, la securite veut dire : dormez bien.
Et c'est un des aspects cruciaux du film, les agents de la Stasi effectuait leur travail pour l'amour du peuple, aussi odieux que cela puisse paraitre. Le film nous expose des fonctionnaires perdus dans une machine bureaucratique qui les depasse et qui refuse toute responsabilite, tout comme les fonctionnaires nazis. Evidemment ils ne respectaient pas la constitution, mais il ne faisaient qu'appliquer une methode mise en place pour proteger les citoyens et les rendre heureux de gres ou de force. Les surveillants finnissent par etre eux meme surveiller et l'atmosphere de paranoia s'epaissit au fur et a mesure du temps, et Monsieur B. fait ce constat accablant a la fin : "La Stasi avait plus peur du peuple que le peuple de la Stasi".
A la suite de cette projection l'intervention du realisateur fut salutaire vu la densite du film, ce personnage charmeur et brillant nous eclaira sur la reelle portee de ce film et sur sa vision du cinema et de l'image dans notre societe. Selon lui une image avant de montrer et surtout quelque chose qui cache, et le role du spectateur est, des lors, de s'interroger sur ce qu'il ne voit pas. Comme il nous la dit a la fin du la projection : "le film commence maintenant", nous devenons dans cet optique de reel "spectacteur" et nous evitons le constat des situationnistes selon qui "le spectateur ne vie plus entre deux spectacles, il attend". Cet dimension de participation est justement ce que nous refuse la television avec ses images qui ne font que passer continuellement, comme le dit Eyal Sivan, "un veritable chewing gum a oeil".
Je vous conseil d'aller voir ce film sans hesiter, qui bien qu'il a pour sujet la Stasi nous eclaire sur beaucoup de phenomenes contemporains.
A la prochaine camarades!
11:10 Publié dans Cinema... CINEMA! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23 avril 2005
Bourvil vs. Toshiro Mifune
Alors que je flanais de blog en blog je suis tombe sur les pages sympathiques de "vodka soleil" dont le nom, prometteur, cache un petit site bien agreable. Il se trouve qu'il avait fait des essais avec un moteur de recherche de Virginia University, moteur qui a pour but de relier n'importe quel acteurs par les films qu'ils ont fait. J'ai donc essaye de trouver les couples les plus improbables et a ma grande surprise il ne furent pas tres eloignes...
Bourvil VS Toshiro Mifune
Le resultat est epatant mes amis, seul deux films separes les deux acteurs : Bourvil a joue avec Alain Delon dans "Le cercle rouge" en 1970, et un ans plus tard Alain Delon jouera dans "Soleil rouge" avec Toshiro Mifune... Fascinant. Bourvil serait-il passe a cote d'une grande carriere dans le cinema japonais, aurait-il peut etre, lui aussi, un acteur fetiche de Kurosawa? La question reste ouverte...
Un petit dernier assez rigolo : Bruce Willis, notre conservateur d'Hollywood prefere, ne serait-il pas un peu communiste? Le constat est accablant quand on essaie de le lier avec Aleksandr Antonov, un des acteurs du "cuirassiers Potemkine" de Eisenstein :
Bruce VS Aleksandr
Seul trois films separes ces deux la... Bruce Willis a joue dans "The player" en 1992 avec Peter Falk, qui lui meme a joue dans "Italiana brava gente" en 1965 avec Sergei Lukyanov et ce dernier a joue dans le fameux "Dvenadtsataya noch" en 1955 avec... Aleksandr Antonov. Consternant.
Bruce tu n'es qu'un marxiste de merde!
09:50 Publié dans In(c)lassables | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
22 avril 2005
Rubin Steiner+Luz=OUMUPO#3quitu...
Les Etats Unis ont du bon quand meme... des fois. Grace au faible niveau du dollars j'ai eu le plaisir d'acheter sur amazon des cd aux prix defiants toutes concurrences : MM Food, Special herbs 7&8, Oumupo#3 (dieu seul sait pourquoi ils avaient cet album). La contrepartie de ces tarifs avantageux (9euros en moyenne par cd) fut une attente interminable de 3 semaines, mais ca valait la peine. Bon, treve de trivialitee!
Parlons de cette magnifique compil faite par Rubin Steiner et Luz (oui oui, le dessinateur). Cette serie de compil est tres particuliere et possede une charte bien precise, a la maniere des disques de chez travaux publics, mais en moin maniaque, et encore... je vous laisse decouvrir le reglement :
1. Le réservoir musical potentiel est la collection Ici d'ailleurs… et O1O1 sa division électronique. Le catalogue Ici d'ailleurs / O1O1 doit donc servir de trame de fond pour chaque titre. A l'artiste de se l'approprier, le détourner et d'y ajouter ce que bon lui semble, cependant tout ajout de sample doit être libre de droit ou indiqué au label pour clearance.
2. Une itération d'un minimum de trente secondes doit intervenir 2 fois dans l'album. Elle doit faire office de thème ou de slogan, mixée ou non et doit être cohérente à l'ensemble de l'album.
3. La durée de l'exercice doit être égale à quarante deux minutes (42').
4. L'album doit pouvoir s'écouter en boucle continue, la fin de celui-ci doit s'enchaîner avec le début.
5. Il est impossible de choisir plus de deux titres par album. Une fois le premier titre d'un album choisit, si l'artiste souhaite en utiliser un second, celui-ci doit obligatoirement se trouver à deux plages de distance.
6. L'artiste doit utiliser les œuvres de plus de cinq artistes du label.
7. L'artiste doit s'imposer sa propre contrainte et la rendre publique.
8. L'artiste s'interdit d'utiliser les paroles issues des compositions de Dominique Petitgand hors de leur contexte musical, il ne tombera pas dans la facilité de s'en servir comme jingle ou gimmick. Leur durée d'utilisation ne doit pas être inférieure à 20 secondes.
La contrainte personnel de Rubin Steiner est : je n'utiliserai pas un seul titre dans sa version originale. Je devrai forcément faire quelque chose à chacun d'entre eux.
Luz lui c'est occupe avec brio de l'oubapo accompagant le disque...
j'allais oublier : Oumupo=OUvroi de MUsique POtentiel et Oubapo=OUvroir de BAnde dessinnee POtentiel, tout comme l'ouvroir de litterature potentiel des annees 60.
Le resultat est vraiment excellent, Rubin Steiner est epatant et remix Yann tiersen, des morceaux plus rock et plus electro avec le meme talent, ya qu'a ecouter "disco chinois" pour s'en persuader. Non en fait tout l'album est persuasif. Je vous le conseil donc tres fortement, surtout que c'est tres facile d'acces comme toute les compils et meme si vous ne pensez pas aimer l'electro vous serez fascine par ce mix delirant. Pour plus d'infos allez sur Omoupo!
19:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
21 avril 2005
Seventeen seconds
-The Cure : Seventeen seconds : 1980 : UK 17/20
Ce disque a marque son epoque, et qui ne connait pas un gentil quadragenaire qui ne peut pas parler de cet album sans quelques sanglots dans la voix? Deuxieme album de The Cure, tres different de "three imaginary boys", plus obscur, plus alambique... Tout le monde s'accorde a dire que cet album est le premier de ce que l'on pourrait qualifier une trilogie : "seventeen seconds", puis "faith" et finalement "pornography", une progression vers l'obscurite, meme avec les pochettes passant du gris clair au noir fonce et troublant de "pornography". Album plus lourd et lent donc, mais une rythmique toujour aussi stricte (Lol Tolhurst semble aussi froid et precis qu'une boite a rythme) qui donne du poid a l'ensemble, soutenu par des lignes de basse fascinantes. Le chant de Robert Smith se fait rare, il joue de sa guitare pour nous faire entrer dans son monde ettouffant bien que limpide, l'esprit pop du premier album semble defenitivement enterre. Quelques morceaux marquent plus que d'autres comme le lancinant "in your house", le desesperant "M" ou le mega classique "A forest" qui deviendra le premier hit anglais du groupe. Mais l'ensemble est magistral, et la cohesion impressionante, 10 morceaux qui n'en font qu'un, beau a pleurer du debut a la fin.
15:39 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16 avril 2005
Chili can dance
-Panico : Subliminal kill : 2005 : Chili : 16/20
J'ai decouvert ce groupe chilien sur le site tigersushi qui est aussi un excellent label d'electro et dont le lien a ete sympathiquement mis a votre disposition, par ma grande ame, dans la colonne de gauche, dans la rubrique labels. Car oui, ce groupe fait partie des rares artistes qui ont le privileges d'etre des artistes tigersushi, deja bon presage non? Mais attendez trentes secondes avant de vous ruer tel des gorets sur le dit lien, prenez au moins le temps de lire cette note que je me suis donne du mal a ecrire, hostie! Bon ca va, on peu commencer? on y va...
Ou j'en etait deja... a oui, des chiliens, de Santiago. Bon, a part ca : au debut de l'ecoute de cet album une chose vous viendra a l'esprit, ou pas, on dirais du lcd soudsytem ou du radio 4, mais avec des gars qui chante avec un accent sud americain foireux, digne de celui du doubleur quand il fait la voie d'un dealer de cock dans un film americain de serie B. Mais la vous vous mettez le doigt dans l'oeil jusqu'a... enfin bref, on peu dire que vous vous trompez, c'est plus que ca. C'est pas que du disco punk, ou de l'electro clash ou une connerie comme ca, parceque si le style de Panico devait avoir un nom ce sera du disco-punk-electro-samba-kitcho-garage-rock, et ce serait con comme nom pour un genre. On dira donc, pour simplifier, que c'est original, colore et que ca fait abusivement bouger nos petits pieds... et en plus que ca pete! C'est pas de la "latino bullshit" comme essaie de nous faire croire la petite voie dans "Que pasa wey". Et ces sympathiques chiliens sont tellement cools qu'ils ont meme pris le temps de rendre un petit homage a Iggy Pop avec "Iguana", en plus de nous servir 10 chansons toute aussi dementes les unes que les autres. On pourrait dire de cette musique que... non, en fait je prefere faire une petite citation, ce sera plus facile : comme dirait le chanteur : "we make music for your mind expantion" sur "santiago song", morceau qui sonvient particulierement a mes petits tympans, a la croisee entre B52's et une bande de mariachis sous amphetes... je crois d'ailleur que je viens de trouver l'image qui selon moi represente ce disque, a vous de voir...

P.S: ils ont la classe quand meme...
22:54 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15 avril 2005
Le cercle de fer
Ce film sorti en 78 et tout simplement un chef d'oeuvre et les noms qui l'entoures sont prestigieux : David Carradine, Christopher lee en tant qu'acteurs principaux, et le scenario est de Bruce Lee, exciting isn't it? Comme vous l'avez devinez, le scenario est minable, mais non je ne vous epargnerais pas le synopsis! Alors c'est l'histoire d'un gars un peu bizarre qui porte un drole de slip en peau et des santiagues, et ca c'est pas le pire, il a en plus un espece de Brushing ridicule et une tete de demeure a faire froid dans le dos, une tete d'allemand quoi... En bref, un espece de Conan le Barbare en plus con et plus grotesque, et dieu sait que c'est pas facile! Sur ce, le mec il fait un tournois d'arts martiaux nul a chier contre des danseurs de tendance pederaste, il gagne, mais comme c'est un bourrin il se fait disqualifier. Et ca ca veut dire que le pretre du chateau fort medievale europeen, qui se trouve dans un pays qui ressemble a la mongolie, ne lui donne pas l'autorisation d'aller combattre le redoutable Zeatan, l'homme qui detient le livre qui detient la sagesse du monde... J'en resterais la vu la complexitee demente du scenario, car il faut savoir que d'une scene a l'autre vous passerez brusquement du desert a la jungle, en passant par des ruines khmers et la mer mediterrannee. Ceci dit il est a noter que la fin est particulierement enigmatique, si vous avez une idee d'interpretation allez-y. Il semble que le maitre mot de ce film soit : ne cherchez pas a comprendre. Personnelement j'ai arrete d'essayer, assome par la foule d'erreurs de raccords, les scenes insensees pretextes a des combats nul a chier de surcroit. Les dialogues sont eux aussi, bien evidemment, remarquables, a noter les citations hautements philosophiques du pretre aveugle flutiste, joue par Carradine comme la moitie des perso du film par soucis budgetaire probablement, du genre : "deux oiseaux accroches par une ficelle ne volerons jamais, bien qu'ils aient quatres ailes"... comme ca tape! Ajoutez a cela des plans dements du realisateur Richard Moore, qui visiblement ADORE filmer en gros plan des elements du decor qui n'ont aucun interet. Soit, un film a voir absolument, vous pouvez le trouver a 1 euros dans n'importe quelle grande surface digne de ce nom. Pour conclure, comme disait la pochette : "Probablement l'un des meilleurs film d'arts martiaux de tout les temps".

P.S:il y a d'ailleur une ambiguitee sur le titre du film qui s'appel en francais le cercle de fer, ce qui n'a strictement aucun rapport avec le film, et en anglais Silent flute, ce qui est a peine plus logique...
00:50 Publié dans In(c)lassables | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
09 avril 2005
Salad Fingers likes rusty spoons
"I like rusty spoons...", la je me suis demande ce que j'etais ne train de regarder. Puis des que le premier episode de Salad Finger (qui n'est pas le plus reussi d'ailleur) a ete fini je n'ai pas peu m'empecher de regarder les 4 autres d'affiles, je me suis litteralement plonge dans ce monde gloque et sordide, mais aussi poetique, dans lequel evolue Salad fingers et ses amis, Hubert Comberdale et les autres. Une sorte de cauchemarre d'enfant derange. Vous decouvrirez un personnage un peu particulier, qui est selon moi le bebe d'"Eraser head" devenu adolescent (qui d'autre?), amateur de cuillere et de toute sorte d'objet rouilles... en plus le style graphique est impressionnant et vous donne une sensation de malaise et d'inquietude supprenante. Cela malgres une animation bancale des fois, ca peut pas etre parfait non plus, c'est bricole a la maison quand meme.
Ajoutez a cela une ambiance sonore magnifiquement appropriee : Boards of Canada, Aphex twin et David Firth (le createur) lui meme. D'aileur si vous allez sur son site n'hesitez pas a regarder ses autres animations, a mon avis pas du meme niveau que Salad Finger, mais pas mal non plus, et des fois beaucoup plus marrantes. Je vous conseil "A Black And White Cartoon About Roof Tiling" dans le meme esprit un peu gloque qui est pas mal reussi et dont certains arrangements m'on rappele "les neuf vies de Thomas Katz" en moins delirant.
A regarder seul le soir, sur son P.C, comme un vrai geek, pour ressentir au mieux les sensations apportees par cette creation hors norme. Qui sait, peut etre qu'un jour les animations flash seront reconnus comme un art a part entiere...
14:30 Publié dans In(c)lassables | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
07 avril 2005
Pour que David me pardonne
-David Bowie : Scary monsters :1980 : UK : 17/20
J'annonce d'entree, au risque de provoquer des reactions extremement vives et un debat houleux, cet album est mon favoris de David Bowie! Ca y est j'ai fais mon coming out, je peux continuer cette critique sereinenement. Ce disque marque clairement la fin de la domination de Bowie sur la musique, et il finit ses dix ans de reigne inconteste en beaute. Bon, ya bien eu la vague punk, mais mis a part ca, son influence est clairement dominante dans les annees 70 et sa musique de cette epoque reste l'influence majeure de beaucoup de musiciens encore aujourd'hui. Revenons a nos moutons... un album genial je disais?
Et bien j'avais raison. Contrairement aux mauvaises langues, qui disent que cet album n'est qu'un pretexte bancal pour placer son hit "ashes to ashes", je pense que rien est a jeter. Les morceaux sont brillants, novateurs (encore aujourd'hui des sons me clouent au plafond ), et surtout Robert Fripp a la guitare est dement et sort des riffs qui resteront des classiques meme pour le grunge (c'est dire!), preuve : Kurt Cobain venerait David Bowie. Bon c'est vrai que "ashes to ashes" a vraiment trop la classe, mais le morceau s'inscrit parfaitement dans la continuitee de l'album et ne serait pas aussi bon si il n'y avait pas "scary monsters (and super creeps)" avant (un bel exemple de solo guitare dement de Robert Fripp d'ailleur) ni si il n'y avait pas "fashion" juste apres (dont l'intro me donne des vertiges quand je l'ecoute au casque). Tout ca pour dire que cet album me met la larme a l'oeil quand je l'ecoute, que j'ai des frissons en ecoutant "ashes to ashes"
(que j'eclate de rire quand je pense au clip...), que je suis pris d'hysterie en entendant "up the hill backwards", que je me surprend a danser en faisant "ta taa ta taa taaaaa" (ca le fait hein?) en ecoutant "Kingdom come", que je fais semblant de jouer de la guitare en ecoutant "Because you're young" (elle est sur "hanging around with the pope" d'ailleur)... bon vous avez compris ce que je veux dire.
Allez, " i'm happy hope you're happy too" et surtout "bip bip" (authentique! ecoutez "fashion"), et a la prochaine mes prepuces adores.
P.S: j'espere que la photo te plaira marieaunet...
21:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06 avril 2005
Rock n' roll suicide, sacre David...
C'est mechant je sais... mais les paroles de cette chanson sont trop marrantes pour passer a cote. David Bowie est vraiment pathetique au niveau des paroles des fois et dans rock and roll suicide il atteint des sommets, et le pire c'est que j'adore cette chanson! Allez, juste pour vous :
Time takes a cigarette, puts it in your mouth
You pull on your finger, then another finger, then your
cigarette
The wall-to-wall's calling, it lingers, then you forget
You're a rock 'n' roll suicide
You're too old to lose it, too young to choose it
And the clock waits patiently on your song
You walk past the cafe but you don't eat when you've lived too
long
You're a rock 'n' roll suicide
Chev brakes are snarling as you stumble across the road
But day breaks instead so you hurry home
Don't let the sun blast your shadow
Don't let the milk floats ride your mind
So natural-religiously unkind
Oh, no, love! you're not alone
You're watching yourself but you're too unfair
You got your head all tangled up, but if I could only make you
care
Oh, no, love! you're not alone
No matter what or who you've been
No matter when or where you've seen
All the knives seem to lacerate your brain
I've had my share, so I'll help you with the pain
You're not alone, just turn on with me
You're not alone, let's turn on and be
You're not alone, gimme your hands
You're wonderful, gimme your hands
You're wonderful, gimme your hands
C'est ce qu'on peu appeler du n'importe quoi... mais sa sonne bien alors bon on fait mine de rien. Je m'excuse aupres des fans de Bowie.
P.S:je vous ais epargne la traduction... si vous le chantiez en yaghourt sans comprendre c'est peut etre mieux comme ca.
22:59 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
03 avril 2005
Demagogie quand tu nous tient...
Les cadres du parti socialiste s'embourbent dans leur campagne pour le oui. Leurs partisans sont des a present
majoritairement contre les orientations du parti pour le referendum, seul solution les cadres socialistes crient a la menace communiste, comme le faisaient les conservateurs pendant la guerre froide. Dans ce contexte Martine Aubry nous sort une perle d'hypocrisie, accrochez vous c'est assez ecoueurant : «Ils avancent un tissu de mensonges. Ils attisent la peur, les craintes. Je suis atterrée en lisant les tracts d'Attac, du PC et de certains socialistes. C'est du populisme, c'est ce qui a conduit l'Italie d'autrefois à ce que l'on sait». Quand on pense que cette bande d'enfoires a essayer de nous faire croire que dire non c'est mettre la France au banc de l'Europe, que c'est la fin de l'Euro etc... bref ces gens la nous promettais l'apocalypse il y a quelques semaines tout en faisant une campagne mensongere pour une constitution qui n'en ai pas une. On peut dire qu'ils ont du culot! Le pire reste l'allusion au fascisme italien qui est totalement deplace, choquante et stupide. Ils continuent dans leur esquive d'un debat de fond et reste desesperement en surface, faisant du surplace, placant le debat clairement en dessous de la ceinture : les partisans du non c'est des mechants! Brillant...
Une derniere pour finir : "Avec tous les socialistes d'Europe, je dis oui à ce traité constitutionnel qui en tout domaine ne comporte que des avancées et des garanties." sacre Pierre Mauroy, quel sens de l'humour, "des avancees et des garanties" ca releve du cynisme quand on lit les droits fondamentaux prevu par la constitution et qu'on se rend compte qu'ils sont largement en deca de ceux prevu par la declaration internationnale des droits de l'homme.
C'est sur, le parti socialiste est mort...
12:50 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note












